La Chine se prépare à contrer Starlink avec son propre réseau satellitaire

Comme l’a démontré la guerre en Ukraine, les satellites Starlink sont capables de fournir une infrastructure vitale pour la communication en temps de guerre. À la différence des infrastructures traditionnelles, les satellites Starlink sont en outre difficiles à désactiver. Selon un article publié le mois dernier dans la revue chinoise Modern Defense Technology, la Chine étudie la manière de développer des mécanismes de destruction du système d’exploitation de ces satellites, dans le cas où la sécurité nationale du pays serait en danger.

Les liens étroits de Starlink avec l’armée américaine

Selon des chercheurs militaires chinois, la constellation d’Elon Musk dispose d’un financement de l’US Air Force pour tester la capacité des satellites à se connecter aux avions militaires sous cryptage. D’autres collaborations auraient été mises en place ces dernières années pour développer des satellites à usage militaire et, en mars 2021, Elon Musk aurait travaillé avec l’US Air Force pour tester l’Internet Starlink.

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L’armée américaine s’appuie sur cette constellation pour augmenter considérablement la vitesse de transmission des données, notamment pour les avions de chasse et les drones de combat. Cette étroite collaboration représente une adversité pour les missiles hypersoniques, comme ceux dont disposent la Russie et la Chine. En cas de conflit avec les États-Unis, la Chine, qui dispose déjà de méthodes pour désactiver les satellites traditionnels à l’aide de brouilleurs à micro-ondes, de lasers ciblés et de missiles balistiques, pourrait en revanche rencontrer des problèmes face à la constellation Starlink. C’est « l’ensemble du système » qui est difficile à abattre.

Pour contrer les capacités de Starlink, la Chine envisage un réseau rival

Pour surveiller la constellation d’Elon Musk et arriver à désactiver rapidement une grande partie du réseau, la Chine espère compter sur sa propre constellation Starnet, annoncée en 2020. Ce réseau rival aurait comme mission de contrer le réseau ennemi. Ce projet, qui devrait être déployé au cours de la prochaine décennie, prévoit au moins 10 000 satellites en orbite terrestre basse. Cette infrastructure spatiale rivale, outre ses capacités anti-satellites, comprendrait un système pour suivre et surveiller chaque satellite Starlink.

Article original sur France Soir repris par https://www.lemansart.fr